Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:47

critiquesbd.over-blog.fr
Manu Courvet, lycéen de 17 ans, est renvoyé de l’établissement scolaire dans lequel il étudie après avoir fait le coup de poing avec un surveillant qui malmenait l’un de ses camarades d’internat. Placé dans un foyer pour jeunes délinquants sur décision de justice, Manu est contacté quelques temps plus tard afin de venir au chevet de son père victime d’un grave accident de travail. Ce douloureux épisode fait réaliser au jeune homme que le moment est venu pour lui de reprendre sa vie en main. Ses diplômes obtenus, Courvet décide de tenter sa chance dans le monde des médias audiovisuels. A force de ténacité, il décroche un job au sein d’une boite de production appartenant à un animateur très en vue. Manu va bientôt découvrir l’envers du décor d’un monde sans pitié.

Genre: Aventure
Scénario: Philippe Richelle
Dessin: Marc-Rénier
Editeur: Glénat
Année: Avril 2010


Après s’être intéressé au monde politique dans Les Coulisses du Pouvoir, puis au secteur de la finance avec Secrets Bancaires, Philippe Richelle tente à présent de décortiquer le fonctionnement des médias audiovisuels à travers le parcours semé d’embuches d’un jeune homme ambitieux qui tente de s’y faire une place au soleil. La première impression qui se dégage à la lecture laisse à penser que le scénariste a conçu ce premier tome comme une introduction permettant d’installer une bonne partie des personnages que nous rencontrerons vraisemblablement tout au long des quatre tomes que devrait comporter cette nouvelle série. Du coup, le récit peine un peu avant d’entrer réellement dans le vif du sujet, à savoir lever un coin du voile sur les dessous de ce que certains appellent le quatrième pouvoir. Malgré tout, l’idée de départ est intéressante en dépit de l’angle parfois trop manichéen sous lequel Philippe Richelle amène son sujet. Afin de renforcer un traitement qui se veut réaliste, des éléments empruntés à la réalité viennent étayer la narration, sortes de clins d’œil adressés par l’auteur. Ainsi, il ne sera pas trop difficile de repérer les diverses personnalités et entreprises représentées, mais dont les noms ont été volontairement transformés, de manière à ce que Média demeure une histoire de pure fiction.

Au dessin, Marc-Renier (Blackhills) livre ici un travail très classique (trop ?) qui n’accroche pas vraiment le regard de prime abord. Certes, le parti pris d’un trait plutôt dépouillé facilite la lisibilité. Cependant, le manque de détails induit également que le liseur ne s’attache pas trop aux cases durant le fil de sa lecture.

Démarrage un peu poussif pour ce tome d'introduction. Néanmoins, avec les différentes intrigues amorcées, cette série dispose d'un certain potentiel. Les cartes sont entre les mains des auteurs.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 23:09

critiquesbd.over-blog.fr
New-York, 11 septembre 2001. Suite aux attentats ayant frappé le World Trade Center, de nombreuses personnes n’ont pas hésité à risquer leur vie en portant secours et assistance aux victimes de cette tragédie. John Geb, urgentiste au FDNY, fait partie de ces courageux. Dix ans plus tard, tandis que les habitants de New-York commémorent cette page douloureuse de leur histoire, une ambulance amène deux hommes gravement blessés jusqu’à l’hôpital dans lequel John Geb travaille. Parmi eux se trouve Ethan, son fils, dont il n’avait plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Deux inspecteurs du FBI arrivent sur place peu après et demandent à voir les nouveaux admis séance tenante. Intrigué, John va espionner les hommes du gouvernement et apprendre que son fils est en fait un agent sous couverture chargé de démanteler un réseau terroriste. Il découvrira également qu’une nouvelle technologie, appelée Re-mind, permet d’enregistrer sous forme de film la vie d’une personne sur le point de mourir. Comprenant que le FBI souhaite abréger l’existence d’Ethan pour récupérer les informations gravées dans sa mémoire, Geb va tenter le tout pour le tout afin de sauver la vie de son enfant.

Genre : Policier
Scénario : Didier Alcante
Dessin : Andrea Mutti
Editeur : Dargaud
Année : Avril 2010


Après des séries telles Jason Brice ou Rani, le récent thriller imaginé par Alcante dispose lui aussi d’un scénario de bonne facture. Une nouvelle fois, le scénariste propose une intrigue ayant pour cadre un univers des plus réalistes tout en introduisant une touche technologique avant-gardiste pour le moins originale. Ainsi, de la même façon que lors de sa série Pandora Box, Alcante invite le lecteur à réfléchir sur les implications d'une avancée scientifique lorsque ceux qui l'utilisent ont une conception plus ou moins floue de la notion d'éthique. L'intrigue est très prenante et l'auteur enchaîne les situations sans temps mort, ce qui donne à la narration un rythme très plaisant. Le prochain opus sera sans doute celui des révélations. En effet, la lecture ne dévoile que peu de choses sur le groupe terroriste autour duquel tourne l'ensemble de cette histoire.

Côté illustrations, le dessin réaliste d'Andrea Mutti (Arrivederci Amore, Nero), ainsi que le parti pris d'un découpage classique, permettent une grande lisibilité et accentuent le dynamisme du récit. Les scènes d'actions sont très bien rendues, rehaussées par la mise en couleurs de Dimitri Fogolin. En bref, un trait plutôt agréable, même si les visages de certains personnages varient d'une planche à l'autre.

Cette entrée en matière se révèle prometteuse et comblera les amateurs, tout comme un public plus large. Le deuxième tome qui clôturera cet épisode devrait paraître en fin d’année 2010.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 12:30

critiquesbd.over-blog.fr
Depuis la construction de hauts murs infranchissables autour de la Ville Lumière, ses habitants ont, au fil des générations, effacé de leur mémoire toute notion d'une vie extérieure. A l'abri d'une Cité censée les protéger du grand fléau, leur vie s'est peu à peu trouvée régie par un ensemble de machines placées sous l'autorité du Grand Présideur. Epiés dans tous leurs faits et gestes, corvéables jusqu'à l'épuisement, pressés de regagner leur domicile avant l’extinction du jour, les Infidèles, une frange minoritaire de la population, ont décidé d'entrer en rébellion contre ce système qui les oppresse. Usant de guérilla urbaine, ils attendent le jour où le Passeur, un individu aux pouvoirs mystérieux, les guidera vers la lumière au sein de la légendaire Cité de l'Arche...

Genre : Fantastique
Scénario : Olivier Boiscommun
Dessin : Olivier Boiscommun
Editeur : Drugstore
Année : Avril 2010


Olivier Boiscommun (L'histoire de Joe) revient avec une nouvelle série fantastique annoncée en quatre tomes. Dans ce premier opus intitulé Ville Lumière, l’auteur prend le temps d’installer les différents éléments qui joueront vraisemblablement un rôle important lors des développements ultérieurs. Ainsi, il est déjà possible de deviner plusieurs histoires apparemment sans rapports les unes avec les autres mais qui devraient se croiser tôt ou tard pour former les bases de l’intrigue. Certes, les thèmes majeurs de ce récit ne sont pas, à ce stade, très novateurs : une société dictatoriale mécanisée, une résistance souterraine, un jeune héros qui ignore son potentiel, la promesse d’un Éden après des années de souffrances… Néanmoins, le scénariste construit son récit avec une certaine habileté. Nombre de questions sont ainsi posées sans toutefois dévoiler énormément de choses. La suite réservera peut-être des rebondissements inattendus.

Graphiquement, le travail réalisé par Olivier Boiscommun est des plus plaisants. Son trait caractéristique donne une certaine légèreté à un univers qui se veut pourtant étouffant. Le découpage retenu n'y est sans doute pas étranger puisqu'il laisse la part belle aux grandes cases. Ainsi, les décors très détaillés de la Ville Lumière sont bien mis en valeur et confortent l'immersion du lecteur dans cette agglomération défraîchie. Les couleurs choisies participent également à cette réussite et viennent renforcer l’atmosphère mise en place par l'auteur. Le dessin reste donc une nouvelle fois l'un des points forts de Boiscommun.

Malgré un manque d’originalité, le dessinateur et scénariste parvient à transporter le lecteur dans son univers, signe d'une bande dessinée réussie.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 15:47

critiquesbd.over-blog.fr
Année 1944, le haut commandement nazi décide de retrouver la tombe de Rollon le marcheur, chef des vikings établis en terre franque. Une partie des membres de l'Ahnenerbe, structure de la SS spécialisée dans l'archéologie et l'anthropologie, reçoit donc la mission de fouiller la Normandie afin de s'approprier une mythique arme absolue, le marteau de Thor, ensevelie dans la sépulture. Selon les récits populaires, cet artefact permettrait à son possesseur de remporter à coup sûr la victoire sur les champs de bataille... Au même moment, un étudiant en histoire de l'Art, Pierre Le Bihan, mène des recherches analogues pour le compte de la Résistance. Loin du récit légendaire, quel lourd secret pousse toutes ces personnes sur les traces du premier duc de Normandie ?

Genre: Fantastique
Scénario: Patrick Weber
Dessin: Laurent Sieurac
Editeur: Soleil
Année: Avril 2010


Basée sur le roman éponyme de Patrick Weber (Les Fils de la Louve), Vikings est la première histoire d'une trilogie intitulée Les Racines de l'Ordre Noir. Le fil conducteur est donc la fascination d'une partie des forces nazies pour les reliques ésotériques. L'idée de départ n'est pas très originale puisqu'elle a déjà été traitée nombre de fois, notamment au cinéma. Néanmoins, le talent du scénariste entraine le lecteur dans une aventure partagée entre deux époques, le Moyen-âge du Xème siècle et la seconde guerre mondiale, où se mêlent habilement fiction et faits historiques. Les diverses intrigues s'enchainent bien, d'autant que l'auteur possède une technique éprouvée pour relancer le récit à point nommé.

Depuis Les Princes d’Arclan, le trait de Laurent Sieurac a gagné en maturité et en précision. De facture classique, le dessin laisse une impression plutôt favorable après la lecture de ce tome. Le découpage permet une compréhension aisée ; les décors semblent avoir été élaborés à partir d’une documentation fournie, notamment pour restituer fidèlement la cathédrale de Rouen. Un reproche cependant : les personnages donnent parfois l’impression d’être figés dans leur posture ou expression. De même, les visages sont inégalement réussis, au point de relever quelques physionomies ingrates.

Malgré quelques défauts, un premier volume divertissant, comportant de nombreuses questions auxquelles la deuxième et dernière partie sera chargée de répondre.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 13:15

critiquesbd.over-blog.fr
Quelque part dans le désert du Proche Orient, un jeune garçon est recueilli par la secte des Haschischins après que les membres de sa tribu eussent été décimés par l'armée de Saladin. Soumis à un entraînement d'une rigueur extrême, l'enfant deviendra vingt ans plus tard l'un des meilleurs fédayins que les Assassins aient jamais formé. Au cours d'une mission-suicide, celui que tous ont surnommé le Kabyle sera sauvé d'une mort certaine grâce à la lampe magique des djinns. Ce sauvetage a cependant un prix et ses mystérieux bienfaiteurs ne tardent pas à le lui faire savoir : le Kabyle devra exécuter trois missions, trois souhaits. En cas d'échec, il restera prisonnier de la lampe à tout jamais...

Genre: Fantastique
Scénario: Mathieu Gabella
Dessin: Paolo Martinello
Editeur: Drugstore
Année: Mai 2010


Avec Trois Souhaits, Mathieu Gabella (Les Mesures du Temps, éditions Petit à Petit) propose une variation personnelle et réussie de quelques contes des Mille et une nuits. Plus qu'une histoire de tapis volants, le scénariste parvient à mélanger habilement les histoires d'Ali Baba et les quarante voleurs, de Sinbad le Marin, ou encore d'Aladin et la lampe merveilleuse. Il réalise ainsi une aventure dans laquelle mystifications, ruses et magie sont les cartes maîtresses de protagonistes luttant pour le pouvoir. L'Assassin et la Lampe, premier tome du triptyque, permet à l'auteur de mettre en place une intrigue très bien menée, servie par des dialogues justes et des scènes d'action parfaitement disposées. La conclusion du récit laisse entrevoir une suite qui promet d'être des plus palpitantes dans La Cité aux Mille Colonnes.

L'ensemble ne serait pas aussi attractif sans le travail graphique assez spectaculaire de Paolo Martinello (Delethes, éditions Pavesio). L'artiste s’attache à transcrire au mieux les expressions des personnages : les regards et autres plans serrés des visages sont un vrai bonheur. Les scènes de batailles offrent une large gamme de détails, ainsi que des effets de mouvement très réussis. La mise en couleur, chaude comme il se doit pour des scènes qui se déroulent dans ou à proximité du désert, apporte une vraie valeur ajoutée au dessin. Le résultat est un album graphiquement sans reproche.

Mission réussie pour Gabella et Martinello. Ce premier volet comblera les amateurs d'histoires bien contées, tout comme les amoureux de dessins soignés. Une nouvelle série prometteuse qui conviendra à un large public.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 17:49

critiquesbd.over-blog.fr
Après avoir multiplié les pots-de-vin et autres délits d'initiés, la Thirdnail Incorporation, une société d'électronique, est parvenue à équiper 90% de l'outil informatique des USA avec son nouveau composant, le TH-1. Loin d'être une entreprise commerciale comme les autres, la Thirdnail Inc. est en fait une émanation plus ou moins gouvernementale au service de certains responsables de la CIA. Leur but ? Accéder secrètement et illégalement à l'ensemble des données contenues dans les ordinateurs pourvus de leur fameuse puce espion. Deux ans plus tard, Kyle Thompson, un informaticien d'IBM, découvre fortuitement l'existence de ce processeur parasite et parvient même à en percer les mystères. Désormais traqué par une équipe de mercenaires à la solde de la Thirdnail Inc., Kyle Thompson décide de prendre le large et embarque dans le premier avion en partance pour la Chine afin de sauver sa peau. Décidée à le réduire au silence, la firme organise le détournement de l'appareil. Une équipe des forces spéciales est alors envoyée sur site afin de libérer les otages. Parmi les soldats présents, un certain Dwight Delano Tyler...

Genre: Espionnage
Scénario: Emmanuel Herzet
Dessin: Eric Loutte
Editeur: Le Lombard
Année: Mars 2010


Alpha Premières Armes est donc le spin-off de la bande dessinée d’action et d’espionnage Alpha, imaginée par le trio Youri Jigounov, Pascal Renard, Mythic. Les éditions du Lombard ont confié à un nouveau  duo d'auteurs, constitué par Emmanuel Herzet et Eric Loutte, la délicate mission de décliner les premières aventures de celui qui deviendra l'un des meilleurs agents de la CIA. Les aficionados ne seront pas désorientés et retrouveront avec bonheur les éléments qui ont contribué à la réussite de la série initiale.

Le scénariste, Emmanuel Herzet, a élaboré une intrigue efficace à base de conspiration et de raison d'État qui s'inspire des mécanismes vus dans les meilleurs thrillers cinématographiques ou télévisuels. La psychologie des personnages n'en est pas pour autant écartée, et le lecteur suit avec intérêt les évolutions des divers protagonistes.

Sur le plan graphique, le travail fourni par Eric Loutte n'a rien à envier à celui de Youri Jigounov. La couverture, très réussie, donne d'ailleurs le ton. Plus connu pour son travail sur les vieux avions (notamment Le Vol du Wallenstein), le dessinateur parvient à s'approprier l'univers du futur Alpha et livre des planches où transpire la recherche du détail et du réalisme. La mise en scène des phases d’action, destinées à dynamiser l'ensemble narratif, est elle aussi bien maitrisée par l'emploi de découpages et d'angles de vue intéressants.

Ce Baptême du feu se révèle donc de très bonne facture et résiste bien au jeu des comparaisons avec la série originelle. Autre point positif, les deux sagas peuvent se lire de façon indépendante.

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 17:18

critiquesbd.over-blog.fr
Durant la guerre froide, Floyd Whitman jeune agent de la CIA est envoyé en Inde combattre l'ennemi communiste. 40 ans et bien des désillusions plus tard, il se retrouve au coeur d'une terrible machination impliquant la maison blanche et la mafia russe. Alors qu'il vient de retrouver Lovna, son amour de jeunesse, Floyd va devoir plonger au coeur du pouvoir pour se venger.

Genre: Espionnage
Scénario: Stephen Desberg
Dessin: Hugues Labiano
Editeur: Dargaud
Année: Janvier 2010


Dernier opus de Black Op, l’une des meilleures bande dessinées d’espionnage signée Stephen Desberg qui nous aura tenue en haleine pendant six ans !

En résumé, un ex-agent de la CIA, Floyd Whitman entreprend de régler ses comptes avec les anciens partenaires qui l'ont autrefois trahis.

Avant d'attaquer ce tome, je ne saurais trop vous conseiller de relire le volume précédent afin de vous remettre en mémoire l'ensemble des éléments qui composent la trame complexe du récit. Stephen Desberg achève de mettre en place une intrigue complexe basée sur une double narration passé/présent dans laquelle les évènements s'imbriquent de façon implacable. La conclusion de l'histoire est assez conventionnelle, mais rien qui ne vienne gâcher notre plaisir.

Le graphisme très caractéristique d’Hugues Labiano nous permet d'apprécier une nouvelle fois l'étendue de son talent. Le découpage est toujours bien fait, que ce soit dans les scènes d’action ou narratives. Cette précision renforce si besoin était la vraisemblance du récit.

Black Op constitue un thriller politique de haute volée.

Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 06:34

critiquesbd.over-blog.fr
Angleterre, comté de Cornouailles. Tout commence avec l'exécution d'un vieil homme à son domicile. Afin de masquer son forfait, l'homme habillé de noir laisse une fausse lettre de suicide sur le bureau de sa victime. La Normandie, plages de Dieppe. Yvon Lebihan, ancien militaire dans la marine, annonce à son amie Florence qu'il compte se rendre en Bretagne afin d'y réaliser un documentaire animalier. Inde, quartier d'affaires de Bangalore. Le tueur en complet noir frappe une nouvelle fois en défenestrant un jeune homme depuis le treizième étage d'un building. Près de Crozon, en Bretagne. Arrivé sur le site de son reportage, Yvon Lebihan se retrouve malgré lui au cœur d'une machination infernale après qu'une jeune femme paniquée, et visiblement poursuivie par de mystérieux individus, lui ai demandé son aide...

Genre: Policier
Scénario: Régis Hautière
Dessin: Ullcer
Editeur: Delcourt
Année: Mars 2010


Ce premier tome de Vents Contraires constitue une bonne surprise.

Le récit est signé Régis Hautière, plus habitué à des aventures de type historique, telles Au-delà des nuages ou Le Dernier envol aux éditions Paquet. Ici, place à un thriller très bien construit mettant au prise différents protagonistes qui n'étaient, a priori, pas destinés à se rencontrer, mais dont les chemins vont pourtant se croiser avec fracas. Les scènes d'action efficaces alternent judicieusement avec des moments plus calmes qui permettent au scénariste d'installer l'histoire et les personnages, dont les répliques font mouche. L'intrigue est bien amenée, même si les motivations de certains restent pour le moment assez mystérieuses. La scène finale remplit son office pour donner envie de lire le prochain volume.

Côté dessins, Ullcer revient après s'être fait remarquer avec la série Harley & Davidson aux éditions Emmanuel Proust. Son graphisme semi-réaliste permet d'apprécier une ligne moderne et aérée qui laisse les couleurs s'installer sans jouer sur les ombres. Au fil des pages, cette bonne impression se confirme et son trait dynamique apparaît parfaitement en adéquation avec le récit, offrant même aux lecteurs plus de détails qu'un rapide coup d'œil pourrait le suggérer. A ce propos, pour les plus observateurs, Ullcer donne, dans l'une de ses planches, un indice sur les liens existant entre certains des personnages.

Vraiment une bonne découverte que je vous recommande...

 

Chronique également publiée sur www.bdgest.com
Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 15:14

Cyclopes (t.03)
Amérique Latine, années 2050. Dans le groupe de combattants de Multicorps qui entourent Douglas, devenu une vedette des médias, les doutes et les questions commencent à s’exprimer...

Après quelques jours de détente à Mexico City, l’unité de Douglas repart en opération dans un village déserté d’une zone de montagne, quelque part sur la frontière entre l’Argentine et le Chili. Dans l’église, les soldats comprennent pourquoi le village est désert : ils y découvrent les cadavres de toute la population méthodiquement massacrée… 

Genre: Science-Fiction
Scénario: Matz
Dessin: Gael De Meyere
Editeur: Casterman
Année: Janvier 2010


Plus de trois ans après le second tome, nous voici enfin en présence du troisième opus de la série Cyclopes. Pour l'occasion, les éditions Casterman nous proposent un changement de format afin de donner une nouvelle chance à cette série au succès commercial moins affirmé que celui du Tueur, pourtant réalisé par les mêmes auteurs.

Lors de la précédente aventure, nous avions laissé Douglas Pistoia avec de nombreuses questions sur l'aspect éthique de sa mission auprès de la Multicorp Security Inc. Gagnée par le doute, l'équipe des Cyclopes se rapproche secrètement de personnes opposées à la guerre-spectacle avec l'espoir d'y voir plus clair dans les sombres manipulations orchestrées par la compagnie qui les emploie.

Coté scénario, la médiatisation décrite par Matz trouve une nouvelle fois ses fondements dans l'actualité récente des conflits internationaux, ainsi que dans celle des diverses émissions de téléréalité. Le cocktail reste le même : record d’audimat et course à l'argent. L'histoire avance lentement avec la remise en cause du système établi par la Multicorp, ainsi que la rébellion de l'équipe des Cyclopes. Nous serons toutefois obligés d'attendre le quatrième et dernier tome afin de connaitre le dénouement de l'intrigue.  A ce propos, le scénariste Matz nous promet une bonne surprise.

Aux dessins, Gael De Meyere succède à Jacamon qui avait réalisé les deux tomes précédents. Malgré un trait encore perfectible, il convient de saluer le gros travail de ce jeune dessinateur qui a réussi à s'approprier le graphisme peu commun de Jacamon. Cette démarche appréciable permet de ne pas dérouter les lecteurs de la première heure à l'occasion de cette transition. Nul doute que nous le reverrons bientôt sur d'autres séries. Coté couleurs, j'aurai aimé retrouver des teintes un peu plus soutenues pour mettre le dessin plus en valeur...

Au final, Cyclopes reste une série plaisante qui mérite le détour.

Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article
30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 12:40

critiquesbd.over-blog.fr
Le grand nord canadien fin du 19ème siècle. Perdu dans une tempête de neige, Philipp Trent, sergent de la Royale, se réfugie dans une cabane de trappeur. Réveillé par un coup de feu au milieu de la nuit, il sauve de justesse le conducteur d'un traîneau encerclé par des loups. Ce conducteur est une très jolie jeune fille partie à la recherche de son demi-frère. De son coté, Trent est à la recherche d'un truand de bas étage qui a tué un épicier pour quelques dollars. Il semble malheureusement que ce truand et le demi-frère perdu soient un seul et même homme...

Genre: Western/Aventure
Scénario: Rodolphe
Dessin: Leo
Editeur: Dargaud
Année: Janvier 1991


L’Homme Mort est un premier tome qui nous présente le sergent Philipp Trent de la police montée canadienne, héros solitaire au grand cœur. Rodolphe (Mister George) nous propose une histoire plutôt linéaire où l'action n'est pas le moteur principal du récit. Néanmoins, l'enquête policière est suffisamment captivante et bien développée pour que l'on souhaite connaître la suite.

Au dessin, cette série a révélé Léo (Aldébaran) qui réalise ainsi sa première bande dessinée grand public. On saluera une mise en page fluide et un style réaliste qui permet d'illustrer avec une certaine grâce les calmes paysages de la nature enneigée. On regrettera pourtant les attitudes quelque peu figées des personnages dans certaines cases, même s'il s'agit là de détails qui n'enlèvent rien à la qualité de l'ensemble.

Au final, un album de bonne facture qui donne envie de découvrir les opus suivants.

Repost 0
Published by PhV - dans Chroniques
commenter cet article

Séries

Sites Généralistes

Catégories

Audience et Statistiques

  

   un compteur pour votre site